Xiaonan Wang

De la « dissimulation » au « dévoilement » : les connaissances profanes et leur mécanisme de production sur les questions de risque environnemental en Chine

Shuang Tan est professeure au département des humanités et du droit de l’Université des mines et technologies de Chine. Ding n° 11 Xueyuan Road, Haidian District, Pékin, République populaire de Chine (ts22416@163.com). Xiaonan Wang est professeure au département d’administration publique de l’Université ouverte de Shanghai. 288 Guoshun Road, Yangpu District, Shanghai, République populaire de Chine (nancy_wangxn@163.com). Auteure correspondante. Xuehua Lan effectue un master au département des humanités et du droit de l’Université des mines et technologies de Chine. Ding No. 11 Xueyuan Road, Haidian District, Pékin, République populaire de Chine (lanxuehua3658@163.com). RÉSUMÉ : Nous montrons dans cet article comment le savoir profane remet en question le discours faisant autorité sur le risque environnemental et favorise la transformation du modèle de gouvernance traditionnel en un modèle de coopération adapté à une société du risque. Nous utilisons des textes et des entretiens pour explorer la complexité et la systématisation du mécanisme (de production) du savoir profane à partir d’une étude de cas sur l’incinération des déchets en Chine. Nos résultats indiquent que la production d’un savoir profane implique une collaboration entre ceux qui prennent des risques, les experts profanes et les donneurs d’alerte. Ils décrivent en outre un processus cyclique permettant l’intégration des ressources, ainsi que la mise en forme, la diffusion et l’appropriation des connaissances garantissant la visibilité et l’utilité du savoir profane. Cette étude permet de mieux cerner la société civile environnementale en Chine et offre aux décideurs politiques une nouvelle perspective de compréhension des risques associés. MOTS-CLÉS : savoir profane, mécanisme de production, risques environnementaux, incinération des déchets, production de savoir.